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L'Union Européenne infligera à la Grande-Bretagne une amende punitive de 90 millions de livres l’année prochaine si David Cameron refuse de payer une traite à Bruxelles s’élevant à 1.7 milliards de £. Si Cameron a des tripes, il fera sortir la Grande-Bretagne de l’UE avant qu’il ne soit trop tard – c’est ce que Maggie Thatcher ferait. Maggie a prévenu à l’époque que le danger de l’UE venait du fait que son but ultime consistait à forger une union politique (un seul gouvernement), et pas une union économique. Je peux en témoigner car la commission chargée de la création de l’Euro est venue à notre conférence sur l’économie mondiale à Londres et a pris tous les sièges du fond. Ils voulaient juste créer l’Euro à tout prix. Ils ont compris à l’époque ma mise en garde sur le fait qu’on ne peut pas créer de monnaie commune sans une dette commune. Ils m’ont dit qu’il n’existait aucun soutien sur ce point et que cela devrait donc se faire par étapes. En effet, le but ultime était la constitution d’un seul gouvernement car l’idée était qu’un seul gouvernement européen éliminerait tout risque de guerres européennes.

 

(Nous demandons simplement à récupérer notre argent.)

 

Indéniablement, Maggie comprenait l’aspect cyclique de l’Histoire. Elle n’aurait JAMAIS cédé face à une Merkel qui semble vouloir faire imploser politiquement son propre pays  en embrassant cette théorie du gouvernement unique. Elle n’acceptera qu’aucun referendum n’ait lieu sur l’Euro en Allemagne, essayant ainsi de faire en sorte que les gens ne puissent véritablement rien avoir à dire sur leur propre futur ou celui de l’Europe.

Merkel laisse désormais penser qu’elle préfèrerait voir l’Angleterre quitter l’UE plutôt que de changer la règle sur la libre circulation, décrivant le principe comme « non-négociable ». Merkel fait de son mieux pour défendre ce qui est juste un échec, et elle ruinera l’Allemagne par la même occasion. La Grande-Bretagne ferait mieux de la prendre au mot en sortant de l’UE avant qu’il ne soit trop tard.

 

 

M. Cameron a déclaré le mois dernier qu’il ne paierait pas la rallonge demandée, la qualifiant de « complètement inacceptable » et a prévenu que cela réduirait les chances de la Grande-Bretagne de rester dans l’UE. Bruxelles est hors de contrôle et il n’est désormais plus question que de préserver la bureaucratie intacte, pas de trouver des solutions à un problème, quel qu’il soit. Bruxelles agite en fait maintenant la menace d’ajouter des intérêts de retard à l’ardoise de la Grande-Bretagne, ce qui représente 2 millions £ par semaine si elle refuse de payer la totalité le 1er décembre.

 

 

Lors du Traité de Rome, 6 nations se sont retrouvées pour créer bien plus qu’une union économique dans la coulisse. L’UE a besoin de la Grande-Bretagne – et non pas le contraire. La Grande-Bretagne ferait bien de quitter l’UE tant qu’elle peut encore marcher. La première prévision époustouflante émise par notre ordinateur en 1980, comme j’ai eu l’occasion d’en parler de nombreuses fois ces dernières années, était que la Grande-Bretagne se séparerait de l’Europe économiquement parlant et que son économie s’alignerait plus sur le modèle américain que sur celui européen. Cette prévision dramatique est la raison qui m’a poussé à lui apprendre le langage afin de comprendre comment une telle prédiction pouvait être vraie. Cette prévision reste toujours d’actualité, comme elle l’était il y a 35 ans.

 

 

Voici l’ECM calculé avec comme point de départ la naissance de l’UE lors de la signature du Traité de Rome, le 25 mars 1957 (1957.23), quand les représentants des 6 nations fondatrices se réunirent dans la capitale italienne pour signer l’accord, qui devint la pierre angulaire de l’UE. Si nous calculons l’ECM avec cette date pour origine, nous arrivons à la cible 2008.83 (30 octobre 208), qui aurait dû marquer le début de la fin de l’Union Européenne.

 

 

Bien sûr ce fût 2010, quand la Grèce plongea la première dans la crise. Ceci eu lieu au jour près, lorsque la cible Pi fut atteinte sur l’ECM Global. Assez bizarrement, le premier signe de fêlure au sein de l’UE eu lieu en fait également au jour près défini par le modèle précédent en Italie – le 30 octobre 2008. Les manifestations contre la réforme du système éducatif italien démarrèrent précisément le 30 octobre 2008 : les opposants à la réforme proposée par le Premier Ministre Silvio Berlusconi descendirent dans les rues, avec parmi eux des enseignants, des étudiants et des parents, tous unis contre la réduction proposée du budget de plusieurs milliards d’euros. Cette date du 30 octobre est plutôt importante dans l’histoire italienne. En 1922, Mussolini demanda un lundi 30 octobre que soit remis le contrôle complet du gouvernement à son parti ou il se déclarait prêt à se battre pour l’obtenir avec l’aide de son armée de 800 000 adhérents. Le roi d’Italie Victor Emmanuel accéda à sa demande et l’autorisa à former un gouvernement. C’est intriguant comme cette date marque le début des vagues de protestation contre les politiques de l’UE.

 

 

Quand on regarde le cours de l’Euro en lui-même, cette date correspond au premier point bas dans l’explosion de la monnaie Euro. Nos modèles spécifiques à l’Europe montrent que la vague qui s’est achevée le 2008.83 était une vague de confiance dans le public (Public Wave) et que l’Europe est maintenant entrée dans une vague de confiance dans le privé (Private Wave) et c’est à partir de ce moment que l’entité ‘gouvernement’ devient agressive dans sa tentative de s’accrocher au pouvoir qu’elle eut jadis. C’est la raison pour laquelle l’Europe est politiquement condamnée et irrécupérable, avertissant qu’il est plus que probable que nous allons assister à l’éclatement de l’Europe et que le sort de l’Euro s’apparente à celui d’une monnaie condamnée.

 

Source : http://armstrongeconomics.com/2014/11/06/pound-v-euro-should-britain-just-leave-is-the-euro-a-doomed-currency/ (2014-11-06)

Plus d'infos : http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/budget-ue-cameron-obtient-une-victoire-a-la-pyrrhus-et-ia0b0n2479514 (2014-11-07)

Classé dans : Economie

Mots clés : Martin Armstrong, ECM, Grande-Bretagne, Livre Sterling, Euro, Grèce, Italie, Margaret Thatcher


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