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La dévaluation chinoise réduit-elle la probabilité d'une hausse des taux de la FED ? Certains pensent que c'est le cas. Cependant, la FED est acculée et à moins qu'elle n'augmente les taux, la prochaine crise impactant les retraites va réduire à néant beaucoup plus de choses que ce que la majorité des gens imagine. Vrai, tout le monde, du FMI à la plupart des autres pays, supplie la FED de ne pas augmenter ses taux du fait de l'existence de positions vendeuses à hauteur de 9 trilliards de dollars. Il est également vrai que l'argent afflue de toute part sur les obligations d'Etats à court-terme (Flight To Quality) et qu'une augmentation des taux fera gonfler les chiffres du budget fédéral, ce qui tombe pile sur le point de retournement de l'ECM (Modèle de Confiance Economique) puisque le plafonnement de la dette arrive à échéance le 1er octobre 2015.

Toute cette situation illustre le fait que l'on n'est pas seulement face à une crise de la dette souveraine, mais également face à une crise touchant la monnaie de réserve. Le FMI et les autres nations mettent la FED sous pression pour qu'elle n'augmente pas ses taux à cause de conditions économiques exterieures aux US. La FED est dans une situation de crise car prise entre deux feux : les objectifs de politique intérieure sont influencés par la politique internationale des autres nations -- l'INTERCONNECTIVITE. Cela commence à permettre la mise en exergue des différentes strates de l'économie mondiale, qui sont comme les multiples couches d'un onion, où tout est connecté. En allant plus loin, cela illustre aussi que les politiques domestiques sont vraiment sans espoir, dans le sens où elles promettent la lune mais ne produisent absolument aucun effet.

 

Source : http://www.armstrongeconomics.com/archives/35955 (2015-08-17)

Classé dans : Economie, Politique

Mots clés : Chine, FED, taux d'intérêt, flight to quality, Martin Armstrong


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