Jack's Blog

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L'incroyable histoire de Liliane Poindeveau

Publié le

05 novembre 2014

Symphoenix

« Comment tu peux me faire ça ? On a passé 5 ans à essayer de construire quelque chose et tu balaies tout ça… par la fenêtre… sur un coup de tête ! C’est ça que tu es en train de me dire ? »

Liliane n’en revenait pas : René la quittait. Alors qu’elle avait toujours eu l’impression que d’eux deux, c’était lui qui l’aimait le plus, la vie en avait décidé autrement. Enfin la vie, cette petite pute de secrétaire salope qui saute sur tout ce qui bouge, oui. 

Dire que pour une fois, Liliane avait décidé de ne pas écouter son instinct, qui lui ordonnait de prendre des mesures de prévention, mais de faire confiance à son homme. Belle leçon. Elle se jura qu’on ne l’y reprendrait plus alors qu’elle assistait incrédule à la scène la plus pathétique qu’on ait pu offrir à ses pauvres yeux de toute sa vie : son mari faisant le tri des affaires qu’il souhaitait emporter avec lui. Il fallait le voir, le dos voûté, le regard fuyant, le souffle lourd, remplissant sans conviction une valise n’ayant servi qu’à leur voyage de noces.

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Et tu étais car je suis. Et nous fûmes car tu seras.

Publié le

04 novembre 2014

Symphoenix

Des filets d’eau serpentaient sur les vitres tels des affluents miniatures. On regardait silencieusement à travers la fenêtre la pluie battre les carreaux de son rythme irrégulier, mais certain.

A ce moment précis, on croyait savoir ce qu’était l’amour. La vie était comme suspendue. Ta tête, reposant sur mon ventre, s’élevait au rythme de ma respiration. Nous étions juste bien. L’impression d’être en adéquation avec le temps, le lieu et… l’être cher. D’être sur les rails de sa propre destinée. D’enfin avancer alors qu’immobiles. Paradoxe étrange mais familier aux périodes d’illumination.

Le temps semblait s’étirer alors que l’on revivait intérieurement notre journée, notre soirée, notre nuit. Tout cela apparaîtrait certainement dans quelques années comme la plus belle des périodes. Quelle injustice de pouvoir tremper ses lèvres dans la pure extase avant de nous la voir retirer aussitôt…

Et tu étais car je suis. Et nous fûmes car tu seras. Déclaration informulée. Le silence recèle en lui une puissance acoustique infinie. Alors on l’écoute. Espérant de la mélodie du vide qu’elle ne nous quitte plus. Alors on l’écoute, encore…

"Le Dow Jones - 3 Nov 2014" par Martin Armstrong

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03 novembre 2014

Symphoenix

Le Dow Jones est parvenu à dépasser son point haut intraday de Septembre entraînant sa plus haute clôture hebdomadaire, mais il n'a pas clôturé AU-DESSUS de ce plus haut de Septembre, éliminant la perspective d'un mouvement sans correction pour le moment. Néanmoins, nous voyons toujours cette semaine comme la cible et les jours clés sont aujourd'hui (lundi) et vendredi, avec une cible mineure de mi-semaine Mercredi.

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QUESTION: Mr. Armstrong; je travaille dans une salle des marchés depuis 4 ans maintenant. Je dois dire, tout le monde vous lit. Le mot d'ordre par ici à la banque est de ne jamais être à contre-sens de votre modèle informatique. Certains continuent de dire que vous manipulez le monde et d'autres, que vous êtes le père de l'analyse. Lequel est-ce ? Est-ce que cela vous importe ? Au fait -- Joyeux Anniversaire.

CB

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Le con

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02 novembre 2014

Symphoenix

 
Un homme à l'allure pourtant sympathique 
Trouvait des défauts en toutes gens
Depuis longtemps devenu maître ès critique
Réunis, ses cons formaient un régiment.
 
Il se gardait bien de livrer au monde
Ses avis, trophées d'intolérance
Préférant qu'abonde l'immonde
A l'ombre de son silence.
 
Ceux qui prétendaient au titre d'ami
Ne lui permettaient que de vérifier
Combien l'autre lui inspirait le mépris
Et ce même, dans l'intimité.
 
Un jour, ce porte-drapeau de l'hypocrisie
Dû quitter la capitale pour affaire.
Arrivé à son auberge, il fut accueilli
Par une femme de là-bas, une femme de la terre.
 
Forte d'une langue généreuse en conseils
Elle lui offrit au hasard ce dernier
Auquel il prêta volontiers une oreille
Qu'il pressentait réceptacle à énormités.
 
Mon brave monsieur, regardez-moi
Regardez jurer votre hôte
Et surtout, retenez cela :
"On est toujours le con d'un autre"
 
L'idée d'être jugé comme lui le fit
Le cœur de l'homme ne put la supporter
Et c'est ainsi qu'il tressaillit,
Belle revanche d'un organe atrophié.
 
Moralité : Toute vérité est bonne à dire.
 

Samedi soir : Party Time !

Publié le

01 novembre 2014

Symphoenix

 

This is the beginning...

Publié le

01 novembre 2014

Symphoenix

Et une, et deux, et… Il détache délicatement une à une les pétales de cette marguerite jaune poussin.

Elles virevoltent dans les airs les unes derrière les autres avant de finir leurs courses sur une dalle de marbre rosé. Il lui avait promis qu’il viendrait. Une fois, rien qu’une fois. Trop de sources taries retrouvent leur flot d’antan en ce lieu. Flots de douleur s’écoulant dans leur manteau lacrymale.

Ce rituel, il le tenait de leur grand-mère. Elle leur avait appris qu’on pouvait s’adresser à ceux qu’on aime de cette manière. Peu importe où ils se trouvent. Et c’était lui qui dorénavant le pratiquait. Malgré le fait que sa moitié était à ses pieds, jamais il ne s’était senti si loin de lui. Les souvenirs : armes à double tranchant dont la pointe pénètre le cœur et le scarifie éternellement.

Nyx s’arque boute désormais au-dessus d’eux. Le froid est saisissant. Il ne le sent pas. Il repense à la fin. L’agonie. Et la joie qu’il essayait d’instiller dans l’atmosphère plombante de l’hôpital Jean Bizet, département de cancérologie, chambre B21. Lui était resté jusqu’au bout. Les parents, non. Il avait rempli ce qu’il avait estimé comme étant son devoir de frère. Il ajuste sa capuche alors que le ciel se met à l’imiter. Et puis se décide à s’arracher de l’étreinte psychique.

La vie l’attend, lui.