Jack's Blog

Je suis le blog de Jack

Le con

Publié le

02 novembre 2014

Symphoenix

 
Un homme à l'allure pourtant sympathique 
Trouvait des défauts en toutes gens
Depuis longtemps devenu maître ès critique
Réunis, ses cons formaient un régiment.
 
Il se gardait bien de livrer au monde
Ses avis, trophées d'intolérance
Préférant qu'abonde l'immonde
A l'ombre de son silence.
 
Ceux qui prétendaient au titre d'ami
Ne lui permettaient que de vérifier
Combien l'autre lui inspirait le mépris
Et ce même, dans l'intimité.
 
Un jour, ce porte-drapeau de l'hypocrisie
Dû quitter la capitale pour affaire.
Arrivé à son auberge, il fut accueilli
Par une femme de là-bas, une femme de la terre.
 
Forte d'une langue généreuse en conseils
Elle lui offrit au hasard ce dernier
Auquel il prêta volontiers une oreille
Qu'il pressentait réceptacle à énormités.
 
Mon brave monsieur, regardez-moi
Regardez jurer votre hôte
Et surtout, retenez cela :
"On est toujours le con d'un autre"
 
L'idée d'être jugé comme lui le fit
Le cœur de l'homme ne put la supporter
Et c'est ainsi qu'il tressaillit,
Belle revanche d'un organe atrophié.
 
Moralité : Toute vérité est bonne à dire.
 

Samedi soir : Party Time !

Publié le

01 novembre 2014

Symphoenix

 

This is the beginning...

Publié le

01 novembre 2014

Symphoenix

Et une, et deux, et… Il détache délicatement une à une les pétales de cette marguerite jaune poussin.

Elles virevoltent dans les airs les unes derrière les autres avant de finir leurs courses sur une dalle de marbre rosé. Il lui avait promis qu’il viendrait. Une fois, rien qu’une fois. Trop de sources taries retrouvent leur flot d’antan en ce lieu. Flots de douleur s’écoulant dans leur manteau lacrymale.

Ce rituel, il le tenait de leur grand-mère. Elle leur avait appris qu’on pouvait s’adresser à ceux qu’on aime de cette manière. Peu importe où ils se trouvent. Et c’était lui qui dorénavant le pratiquait. Malgré le fait que sa moitié était à ses pieds, jamais il ne s’était senti si loin de lui. Les souvenirs : armes à double tranchant dont la pointe pénètre le cœur et le scarifie éternellement.

Nyx s’arque boute désormais au-dessus d’eux. Le froid est saisissant. Il ne le sent pas. Il repense à la fin. L’agonie. Et la joie qu’il essayait d’instiller dans l’atmosphère plombante de l’hôpital Jean Bizet, département de cancérologie, chambre B21. Lui était resté jusqu’au bout. Les parents, non. Il avait rempli ce qu’il avait estimé comme étant son devoir de frère. Il ajuste sa capuche alors que le ciel se met à l’imiter. Et puis se décide à s’arracher de l’étreinte psychique.

La vie l’attend, lui.