Du besoin de l’illusion

“Puisque notre destin est scellé, pourvu que la route soit belle !”

J’ai envie de rêver, de dépasser nos différences pour former une belle unité coopérative et donc vertueuse, de danser tel un Derviche Tourneur sur la dépouille des esprits chagrins qui auront péri du simple fait de leurs vices. Je suis l’antonyme de la résignation car à cœur vaillant, rien d’impossible !

Alors mens-moi, protège-moi du pire à travers la narration d’une histoire à laquelle j’accepterai de croire volontiers malgré son allure maladroite. La dangerosité de la dystopie vers laquelle nous fonçons dangereusement n’a d’égale que la volonté du peuple de se voir raconter un mensonge encore plus gros que le précédent. Du besoin de l’illusion. Qu’on nous mente, mais qu’on nous mente avec classe et panache ! Nous sommes sur le point de nous endormir pour l’ultime voyage, celui qui se fait seul et qui révèle le caractère d’un Homme. Va-t-on pleurer ? Serrer les dents et faire face ? Fuir ? Rester un stoïque dans l’adversité ? Nul ne peut le savoir avant d’y être confronté !

Nous en sommes là ! De simples mortels bercés d’illusions auxquelles nous tenons si fortement que le simple fait de les laisser de côté nous provoque gêne et désespoir. J’ai tellement souvent voulu que l’on s’en sorte que je préfère aujourd’hui me replier dans mon terrier et attendre de voir le champignon afin de pouvoir me dire : “Ça, c’est fait !”.

L’homme qui berçait les homards avant de les cuire. Voilà le titre d’un ouvrage que je lirais. Nous avons échoué alors nous décidons de nous arrêter pour écouter avec délice l’orchestre… du Titanic !

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